La plaque commémorative

Lorsque l'on franchit les grilles qui donnent dans la cour de l'école, on aperçoit cette maison...
Elle abrite l'école... On y voit les fenêtres des deux salles de classe...

La cour de récréation, avec, à droite, le préau, dont le toit descend très bas...
...et, au fond, les petites portes bleues, les WC... où l'on doit se rendre, par tous les temps !
Dans la cour, le puits... au fond, à droite, donc, sur la gauche de la maison de l'école, la porte qui donne sur le logement de l'instituteur.

Dans cette pièce, derrière la salle qui sert de mairie, un cagibi où les enfants se cachaient pour y lire.
Une page d'écriture dans la classe des "petits"... à la mode de Jean de la Fontaine.
Vous croyez que Jacques Prévert aurait aimé ?
Le bureau de la maîtresse... Nous sommes toujours dans la classe des "petits"
Le tableau... (étonnez-vous après que les enfants soient dans la lune !)
Dans la classe des "grands"... ceux qui savent déjà lire...
Poids et mesures... bien enfermés !
"La volonté est la faculté de se déterminer librement."
C'est la phrase de "morale" que l'on recopiait sur son cahier, en tout premier, sous la date, avant de passer à autre chose, une dictée, une rédaction, un problème...

Justement la rédaction de ce jour-là... un sujet de certificat d'études...
Gardes champêtres, gendarmes, soldats... mênent-ils vraiment une vie oisive ?
On franchit la porte qui sépare la salle de classe du logis de l'instituteur... La cuisine a été installée au pied d'un escalier...

Les moindres recoins sont utilisés, ici... les sabots trouvent tout naturellement leur place.
La salle à manger... tout est sombre. les volets restent fermés.
Il faut dire que d'après le règlement, les tapisseries du logement de l'instituteur ne seront changés que tous les 30 ans !
Il faut les préserver du soleil...

Près de la porte-fenêtre qui donne sur la cour, le fauteuil de Madame Fournier...
En bas, son piano... nous avons franchi une porte et nous sommes entrés dans la chambre d'apparat, celle qui ne servait que lors de la visite des grands-parents.
Lorsque leur mère faisait de la musique, les enfants étaient interdits de séjour !
Ils s'asseyaient sous la fenêtre aux volets fermés et ils écoutaient là, sagement, dehors, assis là, sans rien dire...

Madame Fournier utilisait aussi cette chambre pour y faire de la couture ou ces ouvrages dits "de dame"...

Le lit d'enfant, dans la chambre des parents... Henri y dormit jusqu'à l'âge de 7 ans !
Après... il dut monter les escaliers... jusqu'aux mansardes où la plus grande et la plus aérée servait à faire sécher les grandes lessives...
On ne lavait le linge que quelques fois dans l'année... il fallait de la place pour sécher !
Le moindre espace est utile... et utilisé !

Ici, l'unique ouverture de la chambre que le petit Henri occupa... jusqu'à ce qu'il aille en pension terminer ses études.
Son lit... et le fameux bâton !
Et plus bas la vigne-vierge qui monte à l'assaut des murs de l'école...