Lundi 1 mars 2010
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14:00
N.B. L'article a été modifié depuis sa première parution.
Que ceux qui l'ont déjà commenté me pardonnent...
Merci à ceux qui prendront le temps de le relire.
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Kerfon, baladin audacieux, chantait aux quatre vents de la Quichottinie, l'invitation au rêve qu'il avait composée pour la Dame des lieux.
Silencieux, attentifs, les badauds l'écoutaient, émerveillés.
La Quichottineraie
Venez vite avec moi en « Quichottineraie »,
Ce lieu, peuplé de bois, est un jardin secret,
Les arbres y sont rois comme ceux des forêts,
Seuls les mots font la loi… le loup n’y vient jamais…
C’est un site charmant, un havre «d’aminautes »
Qui ne craint pas les vents embrouilleurs de pelotes,
C’est un paisible endroit avec ses chants d’oiseaux,
Les fieffés rabat-joie y sont privés d’ego…
Les arbres, sans caprices, offrent des fruits changeants,
Une sylvicultrice y veille avec talent,
Au pied de chaque tronc des promeneurs ailés
Déversent, sans flonflon, des mots vitaminés…
Laissez-vous prendre au jeu, pénétrez la forêt,
Respirez les mots bleus qui fleurent le muguet,
Si les bois sont plantés au gré des luxuriances,
Nul ne doit s’inquiéter d’une panne d’essence…
Donnons-nous rendez vous à l’orée des propos
Et laissons-nous guider par le son des appeaux,
Tel un chaperon rouge osez cliquez le lien :
La bobinette bouge avant d'ouvrir l’écrin…
Venez vite avec moi en « Quichottineraie »,
Ce lieu, peuplé de bois, est un jardin secret,
Les arbres y sont rois comme ceux des forêts,
Seuls les mots font la loi… le loup n’y vient jamais…
à la quichottinicultrice
avec mon amitié boisée.
KERFON LE CELTE
28 février 2010
Et des centaines de visiteurs convergeaient vers l'endroit – puisque le loup n'y était pas – où l'on pourrait découvrir tant d'arbres merveilleux !
Dans un écrin de nuages, la quichottineraie apparut, au fond de la vallée, splendide.
Tous les arbres tendaient leurs bras, chargés de quicholivres, ou de quichottiniettes, vers ceux qu'ils attendaient et venaient les rejoindre.
Quelques rameaux tardifs se hâtaient de bourgeonner.
Mais... Où était la Dame ?
– En haut de sa tour, devant un miroir ?

(© M.)
Une petite voix susurra, ironique :
– Riant de se voir si belle ou empêtrée dans des habits trop grands ?
Quelques-uns levaient la tête vers la plus haute fenêtre...
– Elle est peut-être en train de chercher un tableau... ou un livre dans la Bibliothèque ?
– Un tableau ? Mais il n'y en a plus depuis longtemps, elle les a mis dans la pièce à côté !
– Et puis... depuis un peu plus de deux ans qu'elle range ainsi, le château
n'est plus en désordre !
La petite voix insista :
– Vous croyez qu'elle a rejoint Siratus sur son île ?
Le silence devint pesant.
C'est vrai que l'île était jolie, la plage si belle ! Mais ne disait-on pas que c'était l'île aux sorcières ?
(© Siratus)
– Que ferait-elle là-bas ? Vous savez bien qu'elle ne sait pas nager !
– Elle écrirait... peut-être.
– Vous croyez ?
Les sourires qui étaient revenus sur les visages des aminautes quichottiniens s'effacèrent... Elle ne serait pas partie, quand même, pas sans le leur dire...
Mais écrire... Devait-on imaginer Quichottine, à son bureau, au petit jour ?
– Elle l'avait dit, déjà, "Écrire est un acte d'amour".
– Elle avait même traduit cela dans un tableau...
– Peut-être écrit-elle ses mémoires ?
– C'est ça ! Et elles auraient pour titre "Un peu de moi" ? N'importe quoi !
Tous étaient perplexes. Où était-elle ? Depuis une semaine, les mots doux s'entassaient dans sa messagerie, et personne ne répondait. Il fallait se rendre à l'évidence. Quichottine était aux
abonnés absents.
– Elle est peut-être en voyage ? Partie voir d'autres cieux ?
(© Clo, L'Ottomane)
– En voyage ? Mais vous savez bien qu'elle n'aime pas voyager, sauf devant son écran. Elle a peur de la route, de tous les "si" qui peuvent s'y produire !
– C'est vrai, ça ! Elle part pourtant, souvent maintenant... Il lui arrive d'aller au bout du monde !
La petite voix se fit narquoise :
– Parlons-en ! Il n'est pas loin, son bout du monde ! Il est juste loin de son écran !
Le murmure s'étoffa.... Les mots passaient de l'un à l'autre...
– Où sont les beaux voyages qu'elle nous avait promis ?
– Elle nous a oubliés ? Comme elle a oublié de montrer le joli poème composé pour elle par Pascale !
– Ce n'est pas vrai. Elle en a parlé, comme des autres, sous le quichottinier de Marlène !
La voix dans l'ombre insistait, cruelle :
– Il ne manquait personne ? Vous en êtes bien sûrs ?
Marité s'avança. Elle souriait, confiante.
– Je sais bien, moi, qu'elle n'a pas montré mon dernier quichottinier. Elle ne peut pas ! Mais moi, je peux... Puisqu'elle n'est pas là pour me dire que je n'ai pas le droit.
Georges Folon, L'Arbre Bleu.
© Chelimrubina (galerie Flickr)
– Qui sait ? Peut-être lui manquait-il cet arbre bleu ? Alors, elle est allée à sa recherche.
– À moins qu'elle ne soit partie chercher l'arbre de Koulou ? Elle
l'avait vu sur une planche de son nouvel album...
Tous acquiescèrent., satisfaits. Ils imaginaient bien Quichottine et Sanchette dans cette nouvelle quête.
Quichottine et Sanchette, ©
Koulou, 26 janvier 2009
– Si Sanchette arrive à s'arracher à son âne à bascule et si Quichottine ne trouve pas de moulin
en route...
La petite voix-off venait encore de marquer un point.
– Elle nous reviendra, c'est certain... Un jour ou l'autre... à moins qu'elle ne devienne à son tour, comme l'arbre de fer de Zadok, transparente...
Mais... Où était le quichottinier de Quichottine ?
Ressemblerait-il à l'arbre de vie de Mamago, photographié pour Quichottine à Budapest ?
Elle lui avait écrit :
Ou serait-ce un quichottinomontage, un peu comme celui de Pascale, la tricotineuse ?
N'était-ce pas, plutôt, ce méli-mélo de mots et de couleurs qu'elle avait, au fil du temps, fait croître, depuis le premier jour ?
Une évasion, parfois un radotage tranquille et tendre que soulignait Mr Yoyo dans l'un des plus merveilleux commentaires que la Quichottinie ait jamais reçus.
Blogopotes et aminautes, soupirèrent... Il fallait encore attendre, attendre, attendre... Mais, malgré eux, ils avaient cru entendre la voix de Quichottine imitant l'ancien présentateur du jeu
des Mille francs, un sourire au fond des yeux...
À demain.... Si vous le voulez bien !
...
Wallenberg est un Juste, diplomate suèdois, qui a sauvé des milliers de juifs hongrois de la mort.
Sur les feuilles de l'Arbre de Vie les noms de victimes. Un bel hommage.