Mardi 21 février 2012
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Mai 2010... Place Saint Sulpice à Paris.
Je sais bien que ce n'est plus le jour, que le temps à passé et que celle que j'allais y retrouver a désormais rejoint le paradis des écrivains.
Mais... mais voilà. Alors que je rangeais mon bureau, mes livres, les tonnes de papiers conservés pour un "ça peut" bloguesque, je suis tombée sur une image, un regard, un portrait.
Il arpentait la rue, ce jour-là, et offrait ses poèmes à ceux qu'il y croisait.
J'ai conservé sa page, en me disant qu'un jour je vous en parlerai.
Il est temps, je le crois.
Il s'appelle Jean Van Nostrand. Il aurait pu s'appeler François
Villon, en d'autres temps.
J'ai trouvé de lui une page, sur la Toile. Il y publiait une petite
anonce... j'en ai cherché d'autres, à défaut d'avoir acheté son livre, je voulais en savoir davantage.
Il m'avait à la fois attirée et inquiétée. Vivre ainsi et battre le pavé de Paris, c'était sa Liberté.
Mais j'ai gardé son poème, celui qu'il m'avait offert sur une page datée "premier avril".
Ce n'était pas un poisson, juste des mots qui s'alignaient dans un incroyable "Tête à queue".
Je ne sais pas ce que vous en pensez, je sais qu'en lisant ce poème j'avais en tête d'autres mots, qu'il connaissait sans doute... de Ferré, de Ferrat,
de ceux qui ont chanté l'amour et le temps.
Et puis, parce que chez Quichottine, il est toujours un peu là... Cette chanson deJacques Brel.
...
De vous à moi