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Il ne sert à rien de s'abîmer les yeux... (sourire)














C'est vrai, il le faut, mais ce devrait être une joie car nombreux sont alors les bonheurs que l'on peut partager avec ceux qui nous entourent...
Ce ne devrait pas être lourd pour les enfants, au point que certains en oublient de vivre.
Ce devrait... Mais ce ne l'est pas.
Alors, je souhaite de tout cœur que cette plaidoirie d'une lycéenne soit écoutée, comprise... et suivie d'effets.
J'ignore comment se finira ma vie... mais je ne souhaite pas vivre un jour ce que d'autres vivent dans ces lieux où l'on devient objet.
Je ne veux pas non plus que mes enfants soient obligés de mettre leur vie entre parenthèses pour s'occuper de moi...
Y a-t-il vraiment une solution pour ceux qui ne peuvent plus décider eux-mêmes ?
Et puis de quel droit les enfermer parce qu'ils sont devenus inutiles !Une honte...
La chanson de Brel accompagnée des jolis mots de la carte...et bien voilà, j'ai éclaté en sanglots !!
Je ne t'en veux pas, ma Quichottine, de ces quelques larmes : c'est bien de faire "tourner" ce genre de choses : si seulement cela pouvait faire réfléchir les gens...
Plein, plein de bisous :-)
Je ne pouvais pas ne pas la montrer... même si je savais en le faisant que beaucoup d'entre vous en seraient touchés ou émus plus que raisonnablement.
C'est un sujet qui me touche, que je voudrais résolu... il est loin de l'être.
Je voudrais que ceux qui ont le pouvoir de décider s'inquiètent du mauvais traitement donné à ceux qui ne peuvent plus s'en défendre.
... Brel m'accompagnera encore longtemps, mais j'espère pouvoir m'en aller avant que d'oublier les paroles de ses chansons.
Plein plein de bisous à toi aussi. Un grand merci pour ces mots et ton écoute attentive.
Je ne peux pas imaginer qu'elle n'ait pas écrit avec son coeur chacun des mots qu'elle a dit... ou alors, c'est une excellente actrice, et je m'en voudrais de vous l'avoir montrée.
Je souhaite de tout coeur que notre société change... et retrouve au moins le respect disparu.
Nous vieillirons ensemble, Galet. Espérons que ce ne soit pas dans l'oubli.
Je t'embrasse très fort.
Tu pourrais parler pour moi aussi...
Non, la vie n'est pas, ne devrait pas être ainsi.
Nous devrions pouvoir vieillir, pouvoir devenir dépendants, sans que cela entraîne une perte du statut d'être humain, une perte du respect à notre personne.
Mais je sais que les solutions ne sont pas faciles à trouver...
Bises et douce journée à toi.
Gros bisous
Je savais le risque que je courais en publiant ce billet.
Tu as gardée ta maman auprès de toi... et tu as, comme d'autres, mis ta vie entre parenthèses pour cela.
Je voudrais que l'on puisse continuer à s'occuper de nos anciens sans avoir à faire cet immense sacrifice de devoir effacer totalement nos propres vies pour cela.
... et je voudrais surtout que où qu'ils soient au moment de la dépendance, de l'oubli des gestes nécessaires, ils soient considérés comme des êtres humains à part entière.
Ce n'est malheureusement pas toujours le cas, hélas !
Merci d'avoir pris le temps de ce partage, de cette écoute, alors que tout a été si difficile pour toi.
Je t'embrasse très fort.
Merci pour cette découverte.
Bonne fin de semaine.
Bisoux gros.
Je crois qu'il est normal que nous en soyons à la fois émus et troublés. C'est un sujet brûlant.
Merci à toi d'avoir pris le temps alors que tu en manques.
Bisous tout plein et douce journée à toi.
Merci, Annie... Il faudrait vraiment que ça finisse en Buzz de la blogosphère... pour qu'elle soit peut-être entendue.
Bisous et douce journée à toi.
Heureusement qu'il existe des maisons où tout se passe bien... mais je doute que ce soit la majorité.
Je suis navrée de t'avoir imposé cela pour ton anniversaire...
C'est un sujet qui me touche au plus haut point. Je n'ai pas de solution, mais je trouve qu'elle a posé la question de façon très émouvante. J'espère qu'elle sera entendue.
Encore merci pour ta présence et ce partage... et très bel anniversaire à toi.
Bonne journée chez toi. Bises de nous deux.
Mais vous l'avez gardée chez vous, elle était entourée par votre amour.
Merci, Patriarch.
Bises affectueuses et belle journée à vous deux.
Merci Quichottine pour cet article qui nous touche tous...
Bises
Merci à toi d'avoir pris le temps...
Bises et douce journée, Jackie.
Quand au côté esthétique il y a un moment où il faut arrêter avec ça. bises
Merci pour cette honnêteté... J'espère pourtant que tu pourras prendre le temps d'écouter cette jeune fille à un autre moment...
Il n'était pas question de la vieillesse... finalement, nous savons tous qu'il faut vieillir, que c'est une étape obligatoire dans notre vie... et, me connaissant, tu sais bien que je parle de moi volontiers comme la "dame aux cheveux blancs", que je suis aussi, la mamie qui continue à rêver en voyant grandir ses petites-filles... Même si j'évite de parler de ce corps qui me refuse parfois ce que je lui demande, je sais que je vieillis et ne m'en plains pas.
Je n'ai jamais pris garde aux apparences extérieures.
Par contre, oui, j'ai peur de ce moment où il faudra que quelqu'un prenne soin de moi à ma place, veille sur moi comme j'ai veillé sur mes enfants petits... J'ai peur de ce moment où il faudra que je décide, ou que quelqu'un décide pour moi du lieu où je finirai mes jours.
Ce jour-là, je n'aurais peut-être pas conscience du changement, mais je n'en suis pas certaine.
Par contre, aujourd'hui, en y pensant, en voyant ce qui se passe autour de moi, oui, j'ai peur d'être assimilée à un objet que l'on supporte encore mais dont on rêve de pouvoir se débarrasser.
C'est cela qui est le plus dur.
Bonne journée, Katara. Bises à toi.
http://www.editionsatelier.com/ressources/10161/86/6239.pdf
Je te conseille Juliette, ça me touche énormément.
La petite future avocate a raison sur toute la ligne, nous ne sommes pas dignes d'êtres humains quand on laisse nos vieux croupir dans ces lieux qui dessèchent et le coeur et la vie.
Tendres bisous.
http://www.editionsatelier.com/ressources/10161/86/6239.pdf
Je remets ton lien en lien cliquable pour ceux qui le voudraient.
Tu vois, je ne sais pas s'il existe une véritable solution pour ceux qui sont totalement dépendants... Mais je sais que ce ne sont pas des enfants, que l'on doit continuer à leur parler avec respect et amour...
C'est la première des conditions... La seconde serait de pouvoir aider avec efficacité ceux qui décident de les maintenir dans le cadre familial. Il n'est pas normal que certains doivent mettre leur propre vie entre parenthèses, et en finissent par être soulagés quand l'ancien disparaît.
Mais je sais que c'est un sujet bien trop difficile à évoquer... alors, oui, cette plaidoirie doit être écoutée, si possible par ceux qui ont un pouvoir de décision.
Tendres bisous à toi. Merci pour tes mots et ce partage.
(Je n'ai pas encore tout lu, mais j'ai pleuré en lisant la page de Juliette. Il y a des moments comme ça...)
Je sais que beaucoup est dit... c'est pourquoi je n'ai invité à rien d'autre qu'à écouter.
Merci, Marine.
Je sais par expérience qu'il est difficile, très, pour ceux qui entourent des personnes devenues dépendantes, pour quelque raison que ce soit, d'être très présents dans leur structure d'accueil.
Je ne leur jette pas la pierre... Je pense que le mieux, effectivement, serait de pouvoir maintenir les personnes à leur domicile, avec les aides indispensables pour que la vie de ceux qui les accompagnent ne soit pas mise entre parenthèses.
C'est terrible au quotidien... et c'est terrible aussi d'imaginer que l'on puisse être ainsi plus tard.
Merci pour ce partage, Jill. Bisous et douce journée à toi.
Merci... il est marqué que nous devons le diffuser largement...
Bises et douce journée à toi.
Pour avoir été auxiliaire de vie en structure, puis à domicile, je peux affirmer que c'est parfois pire (en structures) que ce qu'Alma Adilon dit.
Bisous.
J'ai vu beaucoup de choses, et pas seulement chez les maisons d'accueil de personnes âgées.
Je reconnais que la dépendance me fait peur pour ce qu'elle entraîne autant pour soi que pour ceux qui nous aiment.
Merci pour ces mots.
Bisous et douce journée à toi.
Amitiés, Flo
Ce n'est pas la vieillesse qui me fait peur... mais plus la dépendance et ses conséquences.
C'est un sujet très difficile pour la plupart d'entre nous.
Merci pour ces mots, Flo. Je t'embrasse.
douce journée à toi et j'ai beaucoup aimé passé ce long moment chez toi.
je t'embrasse
le matelot de la terre ferme
Je crois que nous en sommes plus ou moins tous là... Mais à quel moment décider ?
Devenir dépendant de ceux qui nous entourent est difficile à accepter. Je ne voudrais pas non plus atterrir dans l'un de ces mouroirs... Mais sommes-nous vraiment libres de décider ?
Merci d'avoir pris le temps.
Je t'embrasse très fort. Passe une douce journée.
Je sais que c'est un sujet extrêment difficile. Il touche beaucoup d'entre nous à des degrés divers. Ce n'est pas parce qu'on est malade ou dépendant qu'on n'a plus le droit de vivre dans la dignité...
Je te remercie pour ce partage.
Bises et douce journée pourtant.. Merci encore.
Je voudrais partir avant de ne plus me souvenir de ce qu'était la vie.
Je crois qu'elle était morte de trouille...
Tu sais, j'ai assisté à une plaidoirie au Mémorial de Caen... Pas facile de parler ainsi, sans notes, face à un public nombreux, quand on a dix-huit ans.
Il y a de l'émotion dans sa voix.
Merci pour ce partage, Jackline. Bises et douce soirée à toi.
bizzzzzzzzzzzzzzzz
Un jour ou l'autre... mais tant que nous aurons vingt ans dans notre tête, tout va bien.
Bisous et douce soirée, Nickie.
Merci !
Bonne soirée et doux bisous à toi.
changer notre regard sur ceux qui sont dependants , c'est tout simple, qu'ils soient plus vieux que nous ou handicapés.
merci d'avoir fait ce relai .
Je ne crois pas que ce soit si simple de changer des regards... mais nous devons tout faire pour cela.
Merci à toi pour la découverte.
Passe une douce soirée.
peu à rajouter ...
Bises Quichottine
Juste écouter... c'est déjà beaucoup.
Merci, Canelle.
Bises et douce soirée.
Bisous à toi
La peur n'évite pas le danger... mais comme je te comprends !
Bisous à toi aussi. Merci !
La première vidéo est très touchante venant de cette jeune fille. Eh bien, tu vois, jusqu'à aujourd'hui, j'étais chez mes parents très âgés que je ne laisserai jamais tomber.
D'ailleurs, je vais leur chercher un appartement près de chez moi et leur éviter la maison de retraite.
La lettre sur le deuxième vidéo, je la connaissais et j'aime aussi le texte de Jacques Brel.
Bonne soirée et amicalement.
Tu vois, je sais qu'il n'est pas simple de s'occuper des personnes âgées ou dépendantes, quelles qu'en soient les raisons.
Alors, je te remercie de ton investissement après de tes parents. C'est beau.
J'espère seulement que tu auras de l'aide pour cela, car c'est ce qui manque le plus souvent.
Bonne et douce soirée à toi.
Merci pour cet instant passé à écouter cette jeune fille toute de révolte...Cela m'émeut que certains jeunes gens pensent encore...!
Amitiés de Denise
Comme elle le dit au début de son discours, c'est en cherchant un lieu pour quelqu'un de sa famille qu'elle a été confrontée à ce problème.
On ne peut pas rester insensible devant ce genre de découverte.
Amicalement à toi. Merci pour ta présence.
Bonnes vacances, Gérard. Merci d'être passé.
Je comprends tout à fait que tu aies cessé avant la fin. C'est un sujet extrêmement difficile.
tu as eu raison de les partager avec nous
passe une belle fin de journée
ti bo à toi
•-~·*'Ś Ő Ń Ŷ Á'*·~-•
Merci.
Douce fin de journée à toi aussi.
Bisous.
Merci.
Il m'a semblé que c'était important... même si je n'aime pas montrer le gris de notre monde ici.
Bises et douce soirée à toi.
la lettre qui accompagne la superbe chanson de Brel est très émouvante .
Il existe un racisme anti-vieux ;il ne faut pas se voiler la face .
Merci pour ce moment d'émotion .
Je t'embrasse
Notre société prône la rentabilité... l'argent, l'efficacité...
Ce que les anciens apportaient autrefois, le savoir, l'expérience, la sagesse, n'est plus du tout valorisé dans un monde où tout va trop vite.
Alors, oui, il arrive qu'on nous regarde de travers... j'espère que le respect reviendra.
Merci à toi de t'être arrêtée aujourd'hui ici. Je t'embrasse fort.
Merci de m'avoir fait découvrir cette vidéo qui mérite d'être vue par le plus grand nombre!
Belle soirée!
Bisous
Merci à toi d'avoir pris le temps de l'écouter.
Douce et belle soirée à toi. Bisous.
Oui.. je l'ai suivi au fil du temps sur ton blog... mais je n'avais pas encore vu cette première photo.
Il est très beau et je souhaite de tout coeur qu'il t'accompagne encore longtemps.
Bises et douce soirée. Merci !
J'essaie de ne pas trop y penser. Je regarde ma soeur de 14 ans mon aînée en pleine forme et cela me réconforte.
Vivons au présent ma Quichottine
Gros bisous
Certains d'entre nous auront la chance de rester en pleine forme en gardant toutes leurs capacités intellectuelles jusqu'à la fin... je trouve cela merveilleux.
Mais tous n'ont pas cette chance... et ce n'est pas toujours une question d'âge.
Je vis au présent, Mamychachat... je sais que c'est le mieux.
Gros bisous à toi... pardon d'avoir sapé le moral à quelques uns aujourd'hui.
Le lendemain j'ai été transférée dans une chambre avec une dame aussi âgée qui semblait aller mieux mais qui s'est rapidement mise à délirer, me prenant pour de multiples personnes, m'exhortant à aller couper l'eau qui coûte si cher, me prévenant d'être prudente car l'eau montait sous mon lit... Que faire ? J'ai essayé quelques stratagèmes mais lâchement j'ai fini par mettre mes boules quies et demander un petit truc pour dormir, fermement décidée à aller dormir dans le couloir si ça n'allait pas !... la nuit s'est bien passée et lendemain matin la dame était calme... nus avons échangé presque normalement;;; mais honnêtement je n'avais qu'une envie... rentrer à la maison !... Est-ce que le personnel avait besoin d'être renforcé ces jours là. Oui, mais pas forcément par des infirmières, c'est d'un accompagnement spécifique dont ces personnes ont besoin, les soins peuvent prendre tant de formes et pas forcément onéreux. Le personnel blasé, indifférent, agressif, irrespectueux (c'est une forte minorité heureusement) devrait être systématiquement être écarté et sanctionné. La solution est dans la dimension humaine et non dans le comptage des postes (comme le décrit très bien la deuxième vidéo) Le bénévolat apporte beaucoup dans certaines structures... Oh que le chantier est gigantesque !!!! Mille bisous et un grand merci pour cet article !!!!
L'effet miroir...
Oui, je sais qu'il est un gros problème.
Je ne peux parler que pour moi... mais je sais que j'ai du mal à ne pas me projeter dans l'avenir lorsque je suis confrontée à certaines situations.
C'est vrai, c'est dur... et je comprends ceux qui ne peuvent plus franchir les portes de ces maisons d'accueil sans faiblir.
Être présent auprès d'une personne dépendante n'est pas toujours aussi simple qu'on voudrait le faire croire... et je n'en veux pas à ceux qui préfèrent penser qu'ils ont fait le nécessaire en la plaçant.
Mais, ceux qui choisissent de travailler dans ces structures d'accueil, que ce soient les maisons de retraite ou les services hospitaliers, devraient garder ce respect à la personne sans lequel la vie n'est pas possible.
Je crois que le personnel devrait "tourner" pour ne pas se briser devant ces vies si différentes... Je crois qu'effectivement, les bénévoles peuvent aussi soulager, au moment des repas, entre autre.
Je crois que si les familles sont aidées elles resteront disponibles pour leurs anciens.
Mais peut-être n'est-ce qu'une utopie de plus...
Je suis d'accord, Solange... même en sachant que ce n'est pas toujours possible.
Les familles ici s'éclatent, le plus souvent à cause des recherches d'emploi.
Comment rendre visite aux siens lorsque des centaines de kilomètres, parfois des milliers, séparent les membres de la même famille ?
Je ne sais pas.
Ensuite le directeur qui scrute le taux des effectifs qui devient rentable et ne regarde pas de gérer un personnel à la baisse pour avoir moins de frais.
Puis le personnel , qui n'est pas formé, fatigué, obligé de travailler, subissant la morosité des "vieux" , les considère comme une charge pesante , sale , inintéressante.
Et on revient à la famille qui fait peu ou prou de visites et ne pense à leurs "vieux " que pour l'héritage.
C'est ce qu'on observe dans certaines institutions. Mais elles ne sont pas majoritaires, il ne faut pas généraliser et condamner .....c'est trop facile de crier , de râler , de dénoncer!
Pense-t-on à louer familles, directeur , personnel pour tous les bons soins qu'elles apportent aux personnes âgées. N'oublie-t-on pas de leur dire merci pour leur humanité, leur chaleur, leur présence.A-t-on essayé de donner un tout petit peu de temps à une structure pour apporter un plus , un sourire .
Il faut savoir doser ses reproches , parfois ils font mal .
Certes , il y aurait un grand ménage à faire dans certaines structures , c'est le lot de chacun de dénoncer les abus et les pénuries .Tout le monde doit de battre et agir.
Je te prie de m'excuser Quichottine , mais je me suis battue pendant longtemps pour que chaque personne ait une place digne et reconnue .
Je te souhaite une douce soirée, bisous.
Je n'ai rien à excuser. Je comprends tout à fait ton point de vue.
Le manque de formation se trouve à tous les niveaux de notre société... Les soignants, les accompagnants aussi. Personne n'est préparé à accepter certaines situations.
Nous nous trouvons face à des problèmes qui sont difficiles à gérer.
La médecine permet une vie plus longue... et pas toujours dans de bonnes condiions.
Les problèmes de logement et d'emploi ont permis l'éclatement des familles. Autrefois, plusieurs générations vivaient sous le même toit, et il était facile d'agir selon les possibilités de chacun.
Aujourd'hui, comment veux-tu agir à distance ?
Dire merci, donner de son temps, aider... beaucoup le font aussi.
Je crois qu'il ne faut pourtant pas nier que certaines pratiques ne devraient pas exister.
Un grand merci pour ces mots, pour ton implication, pour ce moment d'échange.
Je sais que ce n'est pas facile, car chacun a en soi sa propre expérience qu'il n'est pas toujours simple d'évoquer et de partager.
Passe une douce soirée. Je t'embrasse fort.
je te souhaite un bon samedi
Merci. Bonne fin de semaine à toi.
Dans notre société de la performance (laquelle? celle des grosses montres en or au poignet?) on déshumanise les vieux, les malades (auxquels on retire peu à peu le droit aux soins) et les "inutiles" (ceux qui n'ont pas et n'auront jamais une grosse montre en or au poignet).
Je ne serais donc plus un être humain parce que je ne produits plus? Ah mais... ouf je suis sauvé in-extrémis par mon numéro... oui mon numéro de carte bleue. Grâce à elle je conserve encore un soupçon d'humanité puisque je consomme...
Je n'ai pas de montre en or à mon poignet... mais tu as raison, j'ai encore un numéro de carte bleue... Ouf ! Je suis sauvée aussi !
C'est terrible...
Ce n'est pas la vie que j'avais souhaité pour mes enfants.
Pour ma part, je reprends cette définition lue quelque part: on commence à être vieux le jour où on renonce...
Ce doit être très difficile pour ton ami...
Je suis d'accord avec ta définition.
Merci, Marc, pour ce partage... Ne renonce jamais.
Indignez vous !
Indignons-nous, donc.
Ton article lance un débat passionnant, à lire : Jankélevitch, Elisabeth Kubler-Ross. Il est vrai qu'il y aurait un effort de formation auprès des personnels, mais celle-ci est bien souvent négligée pour faute de temps , burn-out, maladie, routine, difficultés de remplacement, (le même malaise que dans l'éducation nationale).
Merci pour cet extrait de congrés, par le passé j'ai aussi assisté à ce genre de témoignage.
Des pionniers en la matière
http://www.stchristophers.org.uk/
Je suis d'accord pour tout... ton témoignage est important et mérite d'être souligné.
Cependant, en ce qui concerne la formation des soignants et des accompagnants intervenant dans ces structures, je pense que ce serait facile.
Que chaque personne qui désire y travailler passe 48 h (il se peut que 24 h suffisent) dans les mêmes conditions... Fauteuil roulant, immobilisation des membres, privation de l'un des sens ou de plusieurs, interdiction d'appeler ses copains pour une aide quelconque... Ils comprendraient facilement ce qu'ils peuvent faire pour adoucir le séjour de ceux qui n'ont pas le choix.
Mais, c'est vrai... qui accepterait ensuite de vivre ainsi ?
Je n'ai pas pu laisser un commentaire, c'était trop difficle.
Tu vois, contre son gré d'avant, car là je ne savais plus, j'ai dû placer maman en maison de retraite. Ca fait mal, très mal.
Je vais essayer d'en parler, si toutefois je trouve les mots.
La deuxième lecture est à mon goût trop rapide. Tu vois, quand je te le dis, qu'il me faut du temps. Mais c'est exactement ce que j'ai ressenti trois fois, quatre si je compte mon papa mais il était malade et plus jeune que moi actuellement.
Bisous. et je ne relis pas, à quoi bon.
Ne sois pas triste, Pimprenelle... Tu as fait ce que tu pouvais.
Je te remercie de cette relecture, de tes mots offerts.. et je t'embrasse très très fort.
Je sais combien c'est difficile.
L'image que l'on peut avoir de l'extérieur des maisons de retraite est souvent très dur, vraie aussi surement.
Quand j'ai fait mon stage dans l'établissement où je travaille. Je me souviens de cette grande salle et de ces vieilles personnes posées là, voir parquées là, les unes à côté de les autres, pas de bruits, pas de mots échangés, elles étaient là.
Dans la tristesse d'un regard, dans le silence de la vie, dans l'indifférence....
Oui l'image qui me venait en tête quand je commencé de l'après-midi, c'était celle d'un mouroir, un immense mouroir de glace et de silence.
Et pourtant en sortant de l'école, j'ai posé ma candidature et je suis restée.
Au delà de cette image, d'une part les choses changent et d'autre part, il est ce travail qu'on ne voit pas toujours, il est ces soignants qui les aiment et qui du plus profond de leur charge de travail sont là malgré près d'eux et leur donne le meilleurs d'eux même.
Je sais aussi que là où je travaille malgré tous les dysfonctionnement qu'il peut y avoir, nous ne sommes pas des moins bien logé, bien sur qu'il manque de personnel, comme partout, notre travail serai bien plus efficace et complet si....
Bien sur que nous sommes obligé de jouer avec ce temps, que nous sommes obligé de laisser de côté certaines tâche, bien sur que le week end, il est des résidents qu'on ne peut lever et oui le week end nous sommes en sous nombre, avec la même charge de travail....
Bien sur, je ne vais pas me voiler la face.
Mais on est là et on essaie de changer les choses et l'on fait de notre un combat au quotidien pour ne pas accepter parce que nos vieux on les aime, parce que aussi un jour nous serons vieux et que cette vie on n'en veut pas ni aujourd'hui ni plus tard.
Alors qu'y faire ?
Je ne sais pas, on parle de personnel supplémentaire au oui la solution serai là mais, oui y a un mais, si on augmente le personnel, on augmente aussi le coût d'accès à ces établissements qui sont déjà très onéreux.
1800 euros pas mois, c'est le coût actuel.
Qui peut prétendre pouvoir y vivre et y vivre dans de tels circonstances.
J'ai reçu deux pps dernièrement, l'un prétend que la vie en prison est plus humaine que celle en maison de retraite, l'autre prétend qu'il est moins coûteux et bien plus agréable de vivre sur les bateaux de croisières pour y finir sa vie.
Le pire, c'est que l'un comme l'autre semble très convainquant.
Alors oui, on peut dénoncer, on peut avoir ce regard critique, celui que j'essaie de garder, mais les solutions les vraies à mon avis se situent bien au delà.
Au delà de la finance et de la course à la rentabilité.
On s'évertue à prolonger la vie mais on oublie nos vieux.
Excuse moi, un long com, un peu fouillis surement, mais il y aurai tant à dire.
Tu avais vu... tu es restée... et, finalement, tu as sans doute fait tout ton possible pour que ces personnes soient le mieux possible pendant le temps que tu prenais soin d'elles.
Je crois que c'est important...
Tu vois... je ne pourrai jamais payer 1800 € pour une maison de retraite... alors, j'espère ne pas vivre jusque là.
Je souris en lisant ta dernière phrase... Je sais que tous les mots devaient être dits, les erreurs soulignées, le bien mis en valeur.
Alors, je te remercie de ce long témoignage qui vient de l'intérieur.
Je t'embrasse fort. Passe une belle journée.
N'empêche que ces personnes ayant (ayant eu pour celle qui est décédée) gardé " toute leur tête " vivent comme une déchirure la perte, définitive, de leurs repères habituels (domicile, habitudes, voisinage, environnement, ...) et d'une certaine autonomie. Parfois, il m'est arrivé, alors que j'était hospitalisée, de ressentir ce renoncement obligé dans l'attitude souvent inconsciente de certains soignants pour qui on devient par cette condition d'assisté (même temporaire) comme un être différent, qui ne mériterait pas le même respect élémentaire (on a un nom, des pudeurs, ...) qu'une personne valide.
Sauf que ... sauf que dans ce cas on sait que ce n'est pas définitif ...
Quand on voit la condition de " nos " aînés, elle nous renvoie aussi à celle qu'on subira, nous, nos proches. À une " dégénérescence " qui est plus que physique, ou même mentale, mais aussi sociale, avec la perte de la place et de l'identité.
Chère Quichottine, je n'ai pas de réponse et je m'aperçois que mes mots n'expriment pas au plus juste ce que je ressens et pressens.
Je t'embrasse.
"pudeur", le mot est celui qui m'a frappée aussi...
Il y a bien longtemps. Un jour, peut-être, je te raconterai.
Je me rends compte que chacun de ceux qui ont écrit ici, à commencer par moi, n'a pas pu "tout" dire. Je crois que c'est normal. Nous sommes tous touchés à des degrés divers par les mots échangés... Il faudrait des années !
Je t'embrasse fort, Midolu. Prends bien soin de toi.
;-)
Chut... c'est pas grave.
Il y a des mots qui continuent encore à nous hanter...
Merci pour ce partage... nous avons toi et moi les mêmes regrets.
Bisous et douce journée, Ecureuilbleu.
Ne te pose pas trop de questions pour l'avenir... Tu es merveilleuse, ma Lorraine, et je ne doute pas que tes enfants prendront soin de toi si tu dois un jour dépendre d'eux.
Ce n'est pas une fatalité... certains vivent encore plus longtemps en gardant toutes leurs facultés.
Je t'embrasse très très fort.
Un grand merci pour ce moment passé avec toi aujourd'hui.
Merci du partage, chère Quichottine.
Il faut surtout faire en sorte de changer son regard...
Merci à toi, Marlou.