Troyes, c'était le lieu de rendez-vous, le centre d'activités qui nous avaient conduits dans ses alentours.
Après la boisson et les fleurs, il fallait aussi un peu d'histoire, quelques souvenirs d'un être qui a marqué notre pays, et peut-être le monde.
Je suis allée à Colombey...
– À Colombey-les-deux-églises ? Mais c'est le mémorial de...
– De...
– Et tu ne fais pas de politique !
– C'est vrai, je ne bois pas de Champagne et je ne fais pas de politique... mais...
– Et puis, qu'est-ce encore que ce titre ?
– Le titre ? Mais c'est lié... à ma visite de Colombey.
– Raconte !
Je suis allée à Colombey...
Bien sûr, j'avais déjà vu, de très loin, la croix de Lorraine... elle domine le paysage, elle est si haute qu'il est difficile de ne pas la voir. Mais...
– Mais ?
– Je ne l'ai pas prise en photo !
– Allons bon ! Mais tu n'as donc rien à nous montrer ?
– Si... une image... et une autre... de mon marchand de rêve !
Un marchand de rêve... Je vais me faire étriper par tous les historiens de la Terre, et peut-être même du monde entier... On va me renvoyer paître dans la prairie où
Akela m'a croisée l'autre jour. Il m'a prise en photo et m'a mise sur
son blog. J'ai ri... Il y avait longtemps que je n'avais pas eu un si joli portrait..
Alors, voyons d'abord cette première image...
Vous avez bien vu, c'est la voiture du Président ! Tout un symbole, une époque aussi... Et lui, déjà âgé, si marqué par tout ce qu'il avait vécu.
De droite ou de gauche, je crois bien qu'aucun homme politique ne pourra me contredire. Je crois, sincèrement, que c'était un grand homme, même si ce n'était, finalement qu'un homme, avec sa force
et ses faiblesses.
Charles de Gaulle, pour moi, c'est cela, ce vieil homme fidèle à sa légende. Ce héros qu'on évoquait chez nous avec un respect immense... juste avant mai 68.
Mai 68... Je n'étais pas sur les barricades... J'étais trop jeune, et je m'étais déjà promis de ne pas faire de politique.
"Il est interdit d'interdire"... Les slogans, il y en a eu tant ! J'aurais pu vous envoyer relire
Trente jours en mai, de
Patrice Baluc-Rittener. C'est un magnifique roman sur ses trente jours à lui...
Moi, je n'étais qu'une fille, et, à l'époque, certaines se battaient pour qu'on les écoute... Nous venions seulement de recevoir une âme et le droit de voter.
Je plaisante, bien sûr, nous avions déjà une âme... mais c'est à Lui que nous sommes redevables de ce droit de vote sans lequel on doit admettre sans jamais décider.
1944... Jusque là, ce ne sont pas les jeunes à qui l'on disait de se taire, les femmes aussi le devaient. Plus tard, on donna des droits aux enfants.
Mais voilà...
Charles de Gaulle, était de mon voyage, comme un autre héros... Je l'imaginais tandis que je prenais en photo, à La Boisserie, le paysage qu'il voyait
de la fenêtre de son bureau. Lui, il le regardait de plus haut. Je n'ai pas eu le droit d'entrer dans la pièce, je suis dehors, sous sa fenêtre, je lui tourne le dos...
Je l'imagine dans la maison qu'il avait aménagée pour que sa fille Anne puisse continuer d'être heureuse avec sa famille. Anne était trisomique, elle est morte à vingt ans.
A-t-il regardé cette étendue paisible pour y trouver la force de continuer, malgré les peines, malgré la difficulté d'être fidèle à ce en quoi il croyait plus que tout : son pays. Je l'ignore, mais
je l'imagine. Je crois que c'était important pour lui.
Il y a dans le Mémorial, un écrit que j'ai gardé. Je pense qu'il dit beaucoup, de cet être qui était un soldat, un père, un homme d'état.
Quand je devrai mourir,
J'aimerais que ce soit
sur un champ de bataille...
J'aimerais que ce soit le soir.
Le jour mourant
donne à celui qui part
un regret moins pesant
et lui fait un linceul de voiles.
Charles de Gaulle
ll n'est pas mort sur un champ de bataille...
Je venais de me plonger dans l'histoire, la vraie... Pourtant, mes pensées s'étaient évadées, très loin, dans les bulles d'un marchand de rêve...
Au Mémorial, ce jour-là, un artiste exposait ses personnages de métal...
[Images de Quichottine, sculptures de
Michel Boussard, Colombey-les deux-églises, 17/05/09]
Merci
Michel Boussard pour ces sculptures** qui m'ont fait rêver.
** Vous avez pu voir sur ce montage les sculptures suivantes : "Big Brother" (deux images dont un plan rapproché), "Le Détrôné", "Le Clown assis", "Pierrot" et "Le faiseur de bulles" (trois prises
de vue). On peut en retrouver en parcourant la galerie du sculpteur sur
son site ou sur
Astarte Gallery.
Il ne m'a pas regardée ... je n'étais qu'une enfant au milieu de tant d'autres !
Et puis, je me suis perdue dans la foule ... panique sans doute, je n'avais que 8 ans !! Un gentil couple m'a ramenée chez moi ... en voiture s'il te plait !! C'est que nous n'en avions pas encore à ce moment là !!
Tu as tiré sur ma ficelle des souvenirs là
Gros gros bisous Quichottine et passe une très belle journée !!
Et puis... regarder des enfants, les voir jouer, s'amuser, quand on a en soi le souvenir d'un enfant différent, ça peut aussi être difficile, attendrissant, émouvant.
Ne pas les regarder, c'est peut-être se protéger, dans la mesure où il se voulait "solide" comme un roc.
Je ne sais pas pourquoi mais je l'imagine mal avec une larme au bord des paupières... pourtant, ça a bien dû lui arriver aussi.
Se perdre... monter sans doute pour la première fois dans une voiture... ça a dû être quelque chose !
Le voir... je ne l'ai jamais vu en vrai... mais j'en ai beaucoup entendu parler.
Ceux qui ne l'aimaient pas reconnaissaient sa droiture... même si sa fidélité à des principes que l'on pourrait penser "désuets" pouvait passer pour de l'entêtement nuisible.
Je crois, honnêtement, qu'il a fait au mieux par rapport à ce qu'il était et à ce qu'il rêvait pour son pays. Il s'est sans doute trompé aussi, mais ce n'était qu'un homme. Je crois qu'il en faudrait encore comme lui aujourd'hui. Quel que soit son parti politique, je l'aimerais s'il était capable de mettre de côté ses propres intérêts pour servir la France, donc, nous.
Bises
Sans lui, j'ignore ce que nous serions aujourd'hui...
Je ne répète pas ce que j'ai dit à Christine, juste au dessus, mais c'est ce que je pense.
Tu n'étais pas "conne", je crois. Nous sommes tous passé par ce moment... "la chienlit, c'est lui"... Je crois qu'il aurait sans doute dû partir plus tôt, quitter son poste de Président avant qu'on lui prouve qu'il n'était plus désiré à ce poste. Le monde était en marche et il avait fait son temps, son œuvre.
Je crois qu'il restera le symbole d'une période, un grand homme à qui l'on pourra beaucoup reprocher, mais jamais de ne pas avoir fait tout ce qu'il pouvait pour son pays.
Bises à toi. Merci.
tu es vraiment charmante en coquelicot.....
Il nous a donné notre indépendance, notre Constitution....
Je crois que même n'étant pas de son bord, il y a des choses qu'on ne peut pas lui reprocher.
En coquelicot... N'est-ce pas ? Je m'aime bien aussi comme ça...
Merci, Annie.
(Akela met ainsi un point final - je l'espère - à une ancienne querelle. C'est de l'humour.)
Sais-tu que Colombey était la destination préférée où nous emmenions nos "visiteurs" au début où l'on était à Chaumont... Et lorsque je parle parfois de Chaumont et que l'on me demande où ce'st... je réponds, mais si, vous savez... ce n'est pas loin de Colombey les deux églises... et là... ah oui, sourire, je situe...!
Je ne connais pas encore le nouveau mémorial, il faudra que j'y retourne!
Bonne journée
Le Mémorial est très beau... Et je n'ai pas tout vu.
Bonne journée à toi, Mahina.
(Merci d'être passée, même en vitesse...)
Il avait ce côté "vieille France" que beaucoup lui reprochaient.
Tu vois, je me demande parfois si nous ne souffrons pas aujourd'hui de l'absence totale de ces idées qu'il prônait.
Nous sommes passés d'un extrême à l'autre.
Je ferai de la politique le jour où les politiciens seront capables de se mettre autour de la même table pour réfléchir à ce qui est vraiment important en oubliant les pensées partisanes qui font que l'on critique systématiquement ce qui n'a pas été prévu ou réalisé par ceux de son bord.
Nous souffrons des réformes à répétition, des retours incessants sur ce qui a été décidé, sans aucune évaluation préalable...
Nous ne vivons plus que sur le "court terme", chacun ne regarde plus que sa popularité, sans plus penser à demain et à ce qu'il engage en décidant de l'une ou l'autre des mesures à prendre.
Tu vois... j'aurais fait de la politique si je croyais encore à son efficacité réelle. J'ai seulement l'impression, au fil des années, que l'on ne fait que détruire ce que l'autre a réalisé sans même s'être demandé si ce que l'on propose tient vraiment la route...
Mais, non, je ne suis pas totalement désespérée. J'attends seulement de trouver celui ou celle (quel que soit son parti) qui sera capable de réunir tout le monde pour faire le mieux possible... pour tous, sans laisser personne sur le carreau.
Je sais... cela s'appelle idéalisme...
Lorque Gelzy est passée chez nous avec son Pierre et leur orgue de barbarie, elle nous a chanté sa chanson sur 'la fille de mai". Elle se rendait à Bordeaux pour retrouver un collectif de femmes, histoire de se donner la parole sur ce mai 68, trop souvent vu par les hommes! Et oui, les femmes aussi ont le droit d'écrire sur mai 68!
http://motsetcouleurs.blogspot.com/2006/04/gaspard-dans-la-rue.html
bises
Elles ont conquis, comme tu le dis, de haute lutte, le droit de dire qu'elles existaient et qu'elles avaient les mêmes possibilité de travail et d'efficacité que les hommes, tout en continuant de s'occuper de leurs enfants et de leur foyer.
Ce faisant, elles ont pris une place importante, qu'elles ont défendue depuis, et entammé un combat qu'elles continuent de mener, encore aujourd'hui.
Je suis d'accord.
Mais d'autres que lui auraient peut-être laissé les choses en l'état...
Des propositions de droit de vote pour les femmes avait déjà été déposées auparavant... et rejetées... Même le Front Populaire, qui avait mis trois femmes dans son gouvernement, n'avait pas réussi à le leur donner.
Il a fallu deux guerres... Mais bon, c'est vrai, je n'aurais peut-être pas dû lui en attribuer le mérite entier. Disons qu'il a sans doute permis que la loi passe enfin.
Bien sûr que les femmes aussi peuvent écrire sur mai 68 !
Je suis la première à regretter que les média ne montrent qu'un aspect de ces jours qui ont compté pour nous. Nous avons encore du chemin à faire.
Bises Azalaïs. Merci pour ce lien.
Mais 68 oui m'a ouvert les yeux et depuis je ne me suis plus agenouillée devant personne!
On m'a donné le choix entre un CAP de dactylo ou de vendeuse... C'était ce qui se faisait.
J'ai choisi de partir.
Je ne le regrette pas aujourd'hui. J'ai pu faire au fil du temps, de façon un peu cahotique, les études dont je rêvais. Je n'ai jamais choisi la voie la plus facile.
J'ai eu de la chance, j'ai rencontré des personnes pour qui la richesse était celle du coeur et de l'esprit. J'ai appris d'eux à ne pas tenir compte des différences sociales. Il y a des cons partout, et des gens bien partout. On ne doit ignorer ni les uns ni les autres.
J'ai appris à me tenir droite et à lever la tête. à "faire face". S'agenouiller, on peut le faire devant Dieu, mais je crois que devant lui, quel que soit le nom qu'on lui donne, je n'ai pas de préférence, nous sommes tous égaux.
Enfin, c'est ainsi que je l'imagine.
Merci pour tes mots, Azalaïs.
J'ai vu, oui, je pense qu'il avait une pensée dont chacun peut tirer quelque chose. Il me semble que ce qui m'a plu, quand j'ai commencé à le découvrir, c'est l'impression qu'il pensait à son pays plus qu'à lui. Il avait mis son "honneur" dans la balance, comme les chevaliers d'autrefois.
Merci pour le "pas de politique"... je crois que c'est ce que j'essaie de faire aujourd'hui sans y parvenir.
joli paysage!!!!
Je suis contente que ces sculptures te plaisent.
Bonne journée avec bises de nous deux.
Le PC a fait aussi de grandes choses. Je crois qu'aujourd'hui, ce qui empêche la société d'avancer, c'est le rejet de tout ce qui n'est pas proposé par son propre parti.
Il faudrait que l'on sache s'unir, pour le bien de tous... mais je ne fais que dire ce en quoi je crois. Je ne suis pas vraiment douée pour partager ces pensées d'idéaliste.
Je suis contente que tu sois là pour dire ton ressenti. Tu as toute une carrière dans des conditions pas faciles, avec, j'en suis certaine, des idéaux aussi, sans lesquels tu n'aurais pas pu être ce que tu es aujourd'hui, un mari, un père, un grand-père aimant et "partageant" comme tu le fais autant de pensées positives.
Pourquoi ne peut-on pas s'unir vraiment pour le bien de tous ? Plus nous serons nombreux à chercher la solution, une solution acceptable pour tous et pas seulement pour quelques uns, plus nous pourrons trouver le bon moyen pour que tout s'arrange et que cette course du "chacun pour soi" s'arrête.
Lorsque j'ai commencé à travailler, je faisais 49 h par semaine... et j'étais heureuse d'avoir trouvé ce premier travail qui n'était pourtant pas très bien payé. Je trouve dommage que notre pays laisse tant de gens sur le carreau. Donner du travail à tous, dans les meilleures conditions pour tous, ce devrait être la priorité au lieu de voir comment ceux qui travaillent peuvent faire pour subvenir aux besoins de ceux qui ne travaillent pas.
Je trouve dommage de constater qu'il vaut parfois mieux être au chômage que de travailler... Le travail devrait retrouver sa place dans la société, le travail et le respect de ceux qui travaillent, quel que soit leur métier.
Mais bon, je vais encore me faire étriper... c'est de la politique, ça.
Merci, Patriarch... Bonne journée à toi aussi, bisous affectueux pour vous deux.
Alors, à l'échelle d'un pays, de l'Europe ou du monde, c'est certainement encore plus difficile !
Cohérence, oui, ce serait bien !.. en évitant l'absurdité de certaines décisions, quand même !
Bonne journée journée Quichottine.
Bon, plus sérieusement, je suis contente que ce billet t'ait plu.
Je dois dire que j'étais loin d'être sûre de moi en le publiant.
C'est difficile de dire sans se faire passer pour ce que l'on n'est pas.
Bonne journée à toi aussi, Petite Elfe.
Des soucis d'affichage des modifications...
Bonne promenade... Essaie de rester à l'ombre ou au bord de l'eau, il fait très chaud.
mai 68 non plus, j'avais 4 mois, trop petite pour aller me mêmer à la foule hein ???
Par contre j'adore sa voiture, wouah la classe!!!!
bisous
... euh... Je ne rajeunis pas, moi...
Bisous
Bisous et à bonne journée
Merci. Passe une bonne soirée. Bisous.
1) assurer la liberté de la presse et son indépendance à l'égard des puissances de l'argent. 5où en est-on?
2)l'éviction des grandes féodalités financières de la direction des économie. Elles sont bien encore là.
3)Etatiser les grands moyens de production, fruits du travail commun: (Tout est aujourd'hui privatisé ou presque tout)
4)Construire la sécurité social et la gestion confiée aux représentants des intéressés et de l'Etat. (Un jour ils y ont incorporé le patronat et...la suite on connait.
5)Assurer une retraite permettant aux anciens de finir leurs jours dans la dignité.
Ce programme du CNR de l'après -guerre avait pour nom " Les jours heureux !!"
Vois tu, le canard-enchaîné d'aujourd'hui en parle !!! D'où ces rappels faciles pour moi !!
Bondiou !!! Où ils sont ces jours heureux .......
Je ns suis pas certain que De Gaule aurait donné le droit de vote aux femmes, sans la pression des résistants dont beaucoup étaient des femmes !!
Allez grosses bises de nous deux.
Toi, tu l'as vécue en direct.
"Les jours heureux"... C'était un beau programme... Il aura essayé.
Je suis d'accord aussi sur la pression des résistants et surtout des femmes de la résistance.
Mais, je ne peux pas savoir s'il ne l'aurait pas fait quand même... il faudrait lire ses mémoires pour savoir ce qu'il en pensait vraiment. Et, je dois dire que je ne l'ai pas fait.
Merci infiniment pour ta participation.
Gros bisous affectueux pour vous deux.
Quand a mai 68 pfiouu, j'avais heu 1 ans et 3 mois, trop jeune pour les barricades
bref tu lui fait un merveilleux hommage en tout cas, et je ne connais pas Colombey non plus, mais ton article me donne des idées ^^
Oui, je t'imagine mal sur les barricades...
Si tu as l'occasion, vas-y, ça en vaut la peine...
... Bon, alors, plus tard, tu me raconteras ta visite !
Merci. Tu m'as donné l'idée d'aller à Colombay. J'irai cet été, et je te raconterai....
Tu voulais dire des bêtises... ? Tu sais, dans ce cas, il y a une page blanche qui convient très bien.
Mais ça me fait plaisir que tu aies changé d'avis pour cette raison. C'est un très beau compliment.
Oui, si tu vas à Colombey, j'aimerais que tu me racontes. Merci.
Beau billet, Amielle...
Sereine et calme, tu es bien mignonne dans la campagne ;)
Douce soirée. Gros bisous, tout plein
J'aime la campagne...
Douce soirée. Plein de bisous pour toi.
tu as fait de la géographie et de l'histoire
bonne soirée, bisous
Bonne soirée à toi aussi. Bisous.
De Gaulle : unique.
Ton article passionnant.
Je t'embrasse
Merci pour le "passionnant"... Cela me fait plaisir.
Je t'embrasse fort.
Merci, Solange.
moi j'espère qu'un jour personne ne mourra dans un champ de bataille..
je suis pour le recyclage des généraux...
besos
tilk
Moi aussi, j'espère qu'il n'y aura plus de guerre...
pour le fond des souvenirs je ne sais pas trop. et puis moi en 68 j'étais déjà un vieillard. je vais demander à falbala de venir y voir.
bonne journée quichottine.
la croix de lorraine et la traction avant me rappelle un petit texte de moi de derrière mes fagouts :
LA BRETAGNE
A quinze kilomètres de Carhaix, en pleine Bretagne du centre, dans les années cinquante.
La source
Entre les deux seaux,
La vieille, courbée sous les ans,
Remonte le chemin.
« Quand on partait sur les chemins, quand on partait de bon matin »… avec la traction avant noire de mon père, la croix de Lorraine fièrement plantée en ligne de mire en avant du capot. On partait pour le cœur de la Bretagne. On arrivait l’après-midi, on était fatigués, mais heureux de se retrouver en plein désert.
Retrouver les petits chemins creux où s’épanouissaient déjà les primevères, le petit pont de bois qui enjambait la rivière qui courait rapide entre les galets. L’eau si froide mais vivifiante. La forêt profonde, bleutée qui nous enveloppait. Et le petit village, pierre et ardoise, plein de petites vieilles aux visages poilus et aux bisous goulus. Les copines à Grand’mère, mais nous on ne les approchait pas…
Le soir, Grand’mère cassait de grosses branches sur ses genoux et les jetait à grand bruit dans le feu de cheminée. Les odeurs mêlées de la terre battue, des poutres moisies, des pierres humides et de la fumée de bois vert nous prenaient à la gorge.
Venez les enfants. Dans la boîte en fer, là… Drelin… Drelin ! J’ai pour vous des friandises bien croustillantes. Hé oui ! Ma Doue beniget ! Avec mon dentier, je ne peux plus les croquer, les dragées, alors je les suce bien et je les garde pour vous, les amandes…
Rire, Tétrao... et merci pour le partage. Ce texte a éveillé en moi des souvenirs.
Bisous.
je ne fais pas non plus de politique, mais dans ma famille, on n'a pas aimé beaucoup charles de gaulle
la traction noire me plait beaucoup
belle journée, encore sous la chaleur !!
je t'embrasse fort
Mais les reproches qu'on pouvait lui faire ne remettaient pas en cause son honêteté ou sa droiture... ce n'est pas toujours le cas aujourd'hui, malheureusement, avec ceux qui nous gouvernent.
Belle journée à toi aussi, Sarah... il fait vraiment très chaud ! (jamais contente, moi
Je t'embrasse fort.
bonne journée
Je peux donner ma langue au chat ?
Bonne journée à toi aussi.
... mais ça ne me rajeunit pas !
Je ne me fache jamais, sais tu !! Même si j'ai un caractère entier, je suis démocrate sur le bout des ongles, tout le monde à le droit de dire ce qu'il pense ou veut !!
Grosse bises de nous deux. Je vais siester maintenant !!
J'aime bien ton caractère entier.
J'espère que tu as fait une bonne sieste... Gros bisous à vous deux.
De Gaulle, je l'ai vu à Limoges alors que j'étais une toute petite fille...Il me semblait immense...C'est vrai qu'il l'était de plusieurs façons...Il reste en tout cas dans les mémoires.
Les sculptures sont magnifiques. Je ne connaissais pas cet artiste.
Il me plait ton voyage, bien qu'ayant beaucoup de retard dans mes visites, je suis là...
Gros bisous de Dame Sophie.
Merci d'être passée... Gros bisous à toi aussi.
Merci à toi.
pour arriver à une superbe exposition.. un bel article qui m'a fait voyager!
Merci Angel pour ta présence.
Chère Quichottine, pour répondre à ta question sur mon blog, j'écris toujours. Cependant beaucoup moins, puisque entre deux corrections, et surtout sur papier pour me reposer des nombreuses heures quotidiennes passées sur mon écran. Le jour où il me faudra recopier tout ça, tout ça...
À bientôt
... Pour le reste, je suis d'accord.
Merci, Mary.
Merci pour cette page ouverte sur l'histoire, celle d'un homme grand par sa taille et aussi par ce qu'il a entrepris pour la France... je retiens ses mots "le jour mourant donne à celui qui part un regard moins pesant"...
Bisous Quichottine, je vais aller cliquer sur le lien :-)
Merci d'être passée, Joëlle.
Charles…
Il était aussi grand
Que l’actuel est petit,
Avec des cheveux blancs
Mais l'actuel à Bruni… !
KERFON LE CELTE
Je suis époustouflée !
Bravo ! et merci, Kerfon.
Quant à la traction, à la fois luxe et mythe, elle rappelle aussi les milices et les heures sombres de la colaboration.
Merci, Vita.
Tout d'abord avant que je n'entame mon commentaire, tu es tout excusée, chacun ses occupations pris par le temps qui courrent et puis le temps s'écoule et on ne peut être partout en même temps, alors je te pardonne...
Ah quel joli marchand de rêve, tu nous emmène sur le chemin d'un grand homme, chez moi aussi on parlait de lui avec un profond respect ; surtout chez mes grand-parents maternelles, cela me rappelle certains souvenirs, quand mère grand nous racontait les appel fait par ce Grand Monsieur sur le poste de radio...
Merci pour ce partage Quichottine.
Ce montage Photo est réussi, j aime celle du centre sur la deuxième ligne... Mon esprit s'égare et vogue...
Je te souhaite une douce soirée
Bisous amicaux
Maïlyse et bon courage........
Je m'absente à partir de demain... Blog en pause pour quelques jours.
Bisous... Douce soirée à toi.
Bisous et à bientôt
et mourir sur un champ de bataille , il n'y a qu'un militaire pour le souhaiter , les présidents devraient rêver de paix !
De Gaulle représente toute une époque , mon père était en admiration ,
il est hélas décédé lui-même le 22 mai 68 , en pleine "bataille " avant d'avoir pu voir le retrait un peu obligé de son idole ,
moi aussi j'étais jeune et j'avais de ce fait évidemment bien d'autres préoccupations avec ce triste évenement qui arrivait dans ma vie , que de perdre son pere , ce qui fait que l'apres mai 68 fut pour moi un double changement , une jeune fille qui l'année d'apres passait son bac dur dur car en 68 on l'avait quasiment donné et la promo 69 en a bavé aux exams , et celle qui découvrait plein de choses , et celle qui n'avait plus son papa !
c'est la vie !
tu vois ce que ta visite a évoqué !
bisous d'iris
Tu as raison, il a fallu gérer... et je crois que tu as eu d'autres choses plus importantes à faire que de t'occuper de politique à ce moment-là.
Le bac 69, ça a été difficile, très, comme celui de l'année suivante.
Des souvenirs... ton commentaire en évoque aussi de nombreux pour moi.
Merci, Iris. Bisous à toi aussi.
belle nuit
Belle soirée à toi.