La bibliothèque est ouverte tous les jours.
N'oubliez pas de regarder dans les modules qui entourent les billets.
Ici et là... Il peut aussi y avoir du changement.
Lorsqu'il n'y a rien de neuf,
vous pouvez vous promener dans les allées...
Ce n'est pas interdit, c'est même fortement recommandé.
Il y a actuellement 4584 personnes connectées à Over-Blog
dont 5 dans mes allées...
Pour
faciliter votre lecture, vous pouvez augmenter la taille des caractères en appuyant simultanément sur les touches Ctrl et +, autant de fois que nécessaire.Poète portugais. Il publia, à travers des "hétéronymes", ou personnes fictives représentant ses divers moi, une oeuvre lucide et somptueuse, qui exerça après sa mort, une grande influence sur le lyrisme portugais ("Poésies d'Alvaro de Campos", "Poèmes d'Alberto Careiro", "Odes de Ricardo Reis", "Livre de la tranquillité de Bernardo Soarès").
Álvaro de Campos
Na Casa Defronte
Na casa defronte de mim e dos meus sonhos,
Que felicidade há sempre!
Moram ali pessoas que desconheço, que já vi mas não vi.
São felizes, porque não sou eu.
As crianças, que brincam às sacadas altas,
Vivem entre vasos de flores,
Sem dúvida, eternamente.
As vozes, que sobem do interior do doméstico,
Cantam sempre, sem dúvida.
Sim, devem cantar.
Quando há festa cá fora, há festa lá dentro.
Assim tem que ser onde tudo se ajusta -
O homem à Natureza, porque a cidade é Natureza.
Que grande felicidade não ser eu!
Mas os outros não sentirão assim também?
Quais outros? Não há outros.
O que os outros sentem é uma casa com a janela fechada,
Ou, quando se abre,
É para as crianças brincarem na varanda de grades,
Entre os vasos de flores que nunca vi quais eram.
Os outros nunca sentem.
Quem sente somos nós,
Sim, todos nós,
Até eu, que neste momento já não estou sentindo nada.
Nada! Não sei...
Um nada que dói ...
16 juin 1934
Dans la maison qui fait face à moi et à mes rêves,
quel bonheur règne toujours !
Là habitent des gens que je ne connais pas, que j'ai vu
sans les voir
Ils sont heureux, parce qu'ils ne sont pas moi.
Les enfants, qui jouent sur les hauts balcons,
vivent parmi des vases de fleurs,
sans doute éternellement.
Les voix, qui montent de l'intérieur des communs,
chantent toujours, sans nul doute,
oui, elles doivent chanter.
Quand il y a fête ici dehors, il y a fête là-dedans.
Ainsi doit-il en être là où tout s'ajuste -
l'homme à la Nature, parce que la ville est Nature.
Quel grand bonheur de n'être pas moi !
Mais les autres n'auraient-ils pas le même sentiment ?
Quels autres ? Les autres n'existent pas.
Ce que les autres sentent est une maison à fenêtre close,
ou bien, lorsqu'elle s'ouvre,
c'est pour permettre aux enfants de jouer sur la véranda
grillagée,
entre des vases de fleurs dont je n'ai jamais rien vu.
Jamais les autres ne sentent.
Ceux qui sentent, c'est nous,
oui, nous tous,
jusqu'à moi, qui en ce moment ne sens déjà plus rien.
Rien ? Je ne sais...
Un rien qui fait mal...


Pour laisser un commentaire...
Si vous cliquez sur "ajouter un commentaire", une fenêtre apparaît.
Il faut y donner votre nom... votre pseudo... quelque chose qui me permette de savoir qui vous êtes.
Dessous, votre adresse électronique... rassurez-vous, elle n'apparaîtra pas en ligne, Je la garderai pour moi.
Dessous, l'adresse de votre blog. Ce n'est pas obligatoire, mais ça permet de créer des liens, de savoir où l'on peut vous retrouver.
Et puis ensuite, ce que vous avez pensé... Ce peut être très court... ou un peu plus long, selon le temps dont vous disposez.
Voilà, il ne vous reste plus ensuite qu'à recopier le code qui permet seulement de vérifier que nous n'êtes pas un robot... un extra-terrestre... enfin je ne sais quoi qui pourrait aussi venir me
visiter...
Vos messages