Allez... un petit dernier...
Pour supprimer quelques
points de suspension supplémentaires.
Vous vous souvenez ? Je vous ai parlé du
Monde de Julien... deux fois !
Ici et
là
(Non, je ne suis pas une inconditionnelle, mais les circonstances...)
Je vous ai dit que l'auteur croyait que je préférerai
La Bicyclette d'Einstein...
Il avait raison, enfin... presque.
Ce roman, c'est le troisième livre qu'il ait fait paraître.
Le Monde de Julien était le premier roman.
Alors, bien sûr, il est
différent. Nous dirons que l'
écrivain a mûri.
Non, je ne suis pas amère.
Je suis fan, tout à fait.
Pourtant, je pourrais aussi lui faire des
reproches, lui dire que c'est bien joli de
coller à l'actualité, mais que ses personnages
sont porteurs de
clichés.
D'un côté, le jeune homme du
XVIe (pas siècle, non, arrondissement de Paris!) et de l'autre la
banlieusarde des cités.
Deux mondes qui ne devraient pas se rencontrer.
Lorsqu'on ouvre le livre, qu'on les suit tous les deux, l'un après l'autre, au fil des pages d'un
journal presque
intime, c'est cousu
de fil blanc, ces deux-là, c'est bien sûr, ils vont se retrouver !
C'est vrai, je me suis dit que je me trouvais devant un roman d'une
Barbara Cartland qui se serait mise à lire
Le Parisien ou même
L'Équipe...
J'exagère. Pardon. En fait, ce n'est pas du tout ça.
Les héros de
La Bicyclette d'Einstein ont plus de
finesse, Nina, Thomas, leur famille, leurs amis... Tout est bon à prendre et
à apprendre.
Parce que, vous voyez,
Patrice Baluc-Rittener, l'actualité, il la connaît. Il
voyage ailleurs que dans la blogosphère... à la terrasse
des cafés, il
observe. Il emmagasine les images et les mots. Il transcrit, il interprète. Il joue au
montreur de marionnettes. Mais,
comme il a bien observé, ses personnages ont tant de vie qu'on croirait les reconnaître.
Nina, elle était dans l'autobus qui a brûlé, dans l'immeuble où a eu lieu la
tournante, sur la dalle de mon quartier. Elle m'a essayé
des chaussures, en se trompant de pointure... Nina... Nina qui dansait l'autre soir sur la scène de la petite école de danse... Nina qui vit de
musique et de beauté
dans un monde où rien n'est beau, hors le
rêve et l'
amitié.
Thomas... J'ai envie de dire qu'il ressemble un peu à
Julien, avec quelques années en plus, quelques espoirs en moins. Mais, il y a
toujours en lui l'amour absolu de sa
mère, quelques problèmes avec son
père, et... la confiance en l'
ami. Et puis, la
musique, encore, comme si rien n'était possible sans elle.
Ils se rencontrent ... et je ne dirais rien de plus. Ce serait trahir mon rôle de
bibliothécaire.
Un jour, plus tard, dans quelques années, je vous lirai encore,
Patrice, pour voir comment ce
Monde de Julien que vous aviez
construit a évolué, et que sont devenus les personnages que vous avez créés, jour après jour, au fil des pages de vos
romans.
Patrice Baluc-Rittener
Le Monde de Julien, Biarritz, Atlantica-Séguier, 2006
J'ai beaucoup pêché, Biarritz, Ed. du Pecari, 2006
La Bicyclette d'Einstein, Paris, L'Harmattan, 2007
Le Monde de Julien (2), Biarritz, Atlantica, 2007
Nuits de perles amères, L'Harmattan, 2007
30 jours en mai, L'Harmattan, 2008
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