La bibliothèque est ouverte tous les jours.
N'oubliez pas de regarder dans les modules qui entourent les billets.
Ici et là... Il peut aussi y avoir du changement.
Lorsqu'il n'y a rien de neuf,
vous pouvez vous promener dans les allées...
Ce n'est pas interdit, c'est même fortement recommandé.
Il y a actuellement 4614 personnes connectées à Over-Blog
dont 1 dans mes allées...
Pour
faciliter votre lecture, vous pouvez augmenter la taille des caractères en appuyant simultanément sur les touches Ctrl et +, autant de fois que nécessaire.
Je ne t’écrirai plus…
Une phrase sur la dernière page. Quelques mots anodins qui pourraient résonner comme une menace, ou un regret.
J’essaie d’imaginer une explication.
Je suis comme ça, moi. Je cherche toujours la petite bête, celle qui pourrait me sauter à la figure si je voulais l’éviter. Il faut que je la trouve avant qu’elle ne le fasse. C’est à peine un jeu, plutôt une habitude. Je suis conditionnée par des années de pratique.
Comment peut-on décider soudain de ne plus écrire ?
D’ailleurs, ce n’est pas ce que ces mots disent. Il n’y a pas « Je n’écrirai plus », ce serait trop simple.
L’auteur devait s’adresser à quelqu’un. Il y a une deuxième personne, un « tu » un peu indiscret.
Qui est-ce ?
Un copain ? Un camarade ? Un ami ?
Et me voilà riant devant ces termes qui pourraient suggérer une graduation, une ascension vers l’amitié. Je ris, parce qu’il n’en est rien.
Il n’y a pas de degré dans l’amitié. Elle est ou elle n’est pas.
Alors ?
Comment interpréter cette succession de mots qui me viennent à l’esprit ?
J’ai seulement changé le décor qui entourait mes esquisses de personnages.
Le premier : une cour de récréation, au lycée. Deux ombres asexuées, Jeans et baskets, T-shirts qui dégueulent, aux couleurs un peu défraîchies. La lessive Machin-Chouette n’a pas été utilisée ici. Un ballon entre eux deux, qui passe de l’une à l’autre. Mais, est-ce vraiment un ballon ? Je n’en sais rien, ce pourrait être une canette, trouvée là, sur le sol. Un objet pour détourner l’attention des spectateurs. Le bruit de la boîte qui roule, qui se heurte à un pavé mal disposé, les fait sursauter. Les autres ne verront pas le geste rapide qui efface une larme. Larme de rage.
Dix ans plus tôt,
c’est un « J’te cause plus ! » qui aurait retenti
dans la cour de la maternelle.
Le second décor est planté : un atelier. Bleus de travail, machines qui assurent la basse continue dans notre partition du jour. Ce pourraient être les rotatives d’une antique imprimerie. N’importe quoi, du moment que le bruit soit régulier, obsédant, comme les percussions du Boléro de Ravel. Ce sont deux camarades. Ils ont usés ensemble leurs fonds de culotte sur les bancs de la communale. Depuis peu, ils ont la carte du Parti. À la fête de l’Huma, ils entonnaient ensemble l’Internationale. Et là… Un rouage qui grince, l’huile qu’on n’a pas voulu trouver. Ils sont adultes maintenant. Ils ont chacun trouvé leur voie… voix ?
Vingt ans plus tôt,
le « J’te cause plus ! »
n’aurait duré que le temps d’une larme.
Un troisième décor s’impose. Il efface les deux autres à coups de grands sentiments. Un savant clair-obscur, deux personnes qui devisaient devant une baie vitrée. Dehors, un ciel de tourmente, des éclairs qui illuminent de temps à autre la pluie qui bat sur les carreaux. Nappe damassée sur la table, quelques fleurs, et un photophore où survit la flamme tremblante d’une bougie. La table est desservie. Ils sont vêtus de noir. Gros plan sur les mains. Il suffirait de presque rien pour qu’elles se joignent.
Mais non.
Il y a le « Je ne t’écrirai plus »… un peu définitif, péremptoire, rageur pour l’un.
L’autre y répond par un sourire un peu moqueur, un « Nous verrons bien ! » qui reste en suspens, palpable pourtant.
Là, des mots tus.
« Je ne t’écrirai plus. » …
Des mots sur la dernière page,
un message conservé pour mémoire,
à la fin d’un petit carnet.

J'ai le temps de tout lire... je suis en vacances :-)

Je sais que tu écris, c'est du second degré
Tu sais bien qu'avec moi, toujours un sens caché
Moi c'est avec les mots, que je fais des bisous
Ce genre de cadeaux, semés un peu partout.



Pour laisser un commentaire...
Si vous cliquez sur "ajouter un commentaire", une fenêtre apparaît.
Il faut y donner votre nom... votre pseudo... quelque chose qui me permette de savoir qui vous êtes.
Dessous, votre adresse électronique... rassurez-vous, elle n'apparaîtra pas en ligne, Je la garderai pour moi.
Dessous, l'adresse de votre blog. Ce n'est pas obligatoire, mais ça permet de créer des liens, de savoir où l'on peut vous retrouver.
Et puis ensuite, ce que vous avez pensé... Ce peut être très court... ou un peu plus long, selon le temps dont vous disposez.
Voilà, il ne vous reste plus ensuite qu'à recopier le code qui permet seulement de vérifier que nous n'êtes pas un robot... un extra-terrestre... enfin je ne sais quoi qui pourrait aussi venir me
visiter...
Vos messages